Quand la bière artisanale mène au voyage

Quand la bière artisanale mène au voyage

En mars dernier, quelques semaines après avoir atterri en Nouvelle-Zélande et peu de temps avant de prendre la décision d’ouvrir ce blog, j’ai ressenti le besoin d’écrire. Cette sensation, m’avait pourtant quitté depuis un moment. Principalement parce que j’avais passé les cinq dernières années de ma vie à écrire pour mon travail : articles, posts sur les réseaux sociaux, comptes-rendus, mails… J’avais perdu le plaisir d’écrire pour moi, car je passais ma journée à écrire pour les autres.

Puis, deux mois après m’être installé à Auckland, j’ai eu l’envie de partager ce voyage et tous les autres à venir. Mais pas au travers d’un blog voyage comme on peut en trouver des milliers sur le web, pas au travers des photos vues et revues, pas seulement au travers d’écrits relatant mon expérience à l’autre bout du monde. J’avais plutôt envie d’écrire sur la raison qui m'emmenait au bout du monde le temps d’une année et qui m’avait fait choisir la Nouvelle-Zélande : la bière artisanale.

Mount Cook, South Island of New Zealand.

Mount Cook, South Island of New Zealand.

Mais écrire sur la craft beer ne me suffisait pas. Je voulais transmettre quelque chose de plus grand et plus fort, je voulais réussir à partager au plus grand nombre ma passion. Car oui, la bière artisanale me faisait traverser le globe et m’emmenait vivre l’aventure d’une vie. Mais comment réussir à partager cette expérience avec d’autres sans paraître trop élitiste, au risque de n’intéresser que les “beer geeks” ou sans être trop ennuyant, au risque de n’intéresse personne ?

J’ai ainsi décidé de raconter des histoires avant tout. Car derrière chaque bouteille, derrière chaque bar à bières, derrière chaque brasserie, se cache une histoire de passion. Et c’est cette passion que je souhaitais relater ici. La passion des brasseurs, la passion des propriétaires de bars, la passion des consommateurs de bières artisanales. Tous reliés, d’une manière ou d’une autre.

Je tenais à écrire ces articles, parce que derrière chaque pinte bue dans un bar, derrière chaque dégustation, derrière chaque after-work, se trouve une histoire à raconter. Des centaines d’histoires. Celle d’un habitué qui n’a plus besoin de préciser ce qu’il souhaite boire lorqu’il s’installe au comptoir, celle d’un couple de touristes à la recherche de saveurs locales, celle d’une personne n’ayant jamais entendu parler d’IPA ou de Stout, celle d’un étudiant venu terminer son mémoire dans son bar préféré à l’aide d’un demi... Sans oublier l’histoire de ces personnes qui assurent ne pas aimer la bière, avant de goûter une surprenante Sour à la cerise, ou encore l’histoire de ces deux seniors qui ne jurent que par la Lager de leur brasserie préférée.

Canning line

Canning line

Je voulais avant tout montrer que la bière était bien plus qu’une simple boisson. C’est un vecteur de rencontres, d’histoires, de partage, de fête, et parfois même de désespoir. Chacun d’entre-nous se souvient d’une histoire à raconter en lien avec la bière. Ce sera peut-être celle de la première Kro’ avalée pour ses 15 ans au fond d’un skatepark, ce sera peut-être celle de la première pinte de Guinness commandée dans un pub lors d’un voyage à Dublin, ce sera peut-être celle de la dégustation d’une bière brassée à seulement 15 km de chez soi. Chaque histoire à le mérite d’exister, certaines d’entre-elles méritent même d’être racontées.

J’espère pouvoir vous transporter encore un peu au travers de mes écrits, sans vous perdre en chemin. Je termine à l’instant la “Fresh Hazy IPA” du mois de Novembre, brassée avec talent par Garage Project. Tiens, maintenant que j’y pense, il faut vraiment que je vous raconte l’histoire de Garage Project… Dans un prochain article ?

Voyage au paradis - Un mois dans l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande

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Bangkok sous le signe de la bière artisanale

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